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Les militants français avaient une attention toute particulière pour ce qui se passait à Dublin et faisaient un parallèle avec l'affaire de Crépol", qui a choqué le pays, relève la chercheuse spécialisée dans l'extrême droite Marion Jacquet-Vaillant.</p><p>Le drame de Crépol fait la Une de l'actualité française depuis plus d'une semaine: un lycéen de 16 ans, Thomas, est mort poignardé et huit autre jeunes ont été blessés dans une rixe ultra violente à la sortie d'un bal de village.</p><p>Elle impliquait des jeunes dont certains venaient du quartier "chaud" La Monnaie de Romans.</p><p>"C'est à la justice de rendre justice. Pas aux Français eux-mêmes", a réagi lundi à Crépol le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, après les incidents de samedi soir à Romans, en fustigeant "les factions de l'ultradroite animées par la haine et par le ressentiment" et en rappelant que neuf suspects de l'affaire de Crépol avaient déjà été inculpés.</p><p/><hl2>- Indignation publique -</hl2><p/><p>A Dublin comme à Romans, "il y a des similitudes dans les procédés utilisés: mobilisation en force sur les réseaux sociaux, rumeurs sur les origines ethniques des suspects", souligne Romain Fargier, spécialiste des influenceurs d'ultra droite sur internet.</p><p>Les groupuscules qui mobilisent sur les réseaux "se greffent sur l'indignation publique, font monter des hashtags. Ils s'inspirent de l'Alt-right américaine", relève M. Fargier. "Cette sphère d'ultradroite, autrefois confidentielle, émerge de plus en plus dans l'espace grand public", ajoute-t-il.</p><p>Des médias comme CNews, la chaîne où officiait l'ex-polémiste d'extrême droite et candidat malheureux à la présidentielle Eric Zemmour, y consacrent débats et émissions. </p><p>Le Journal du Dimanche, dont le directeur de la rédaction est marqué à l'extrême droite, publie en une les prénoms d'origine maghrébine des suspects de Crépol.</p><p>Les politiques ne sont pas en reste.</p><p>Sitôt les premiers faits connus, droite et extrême droite ont multiplié les tweets et les déclarations faisant le lien entre cet acte et l'immigration. </p><p>Elles ont évoqué la "racaille", le "racisme anti-blanc" le "jihad du quotidien", ou encore, selon la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen, "une attaque organisée, émanant d'un certain nombre de banlieues criminogènes".</p><p/><hl2>- Climat -</hl2><p/><p>Ce n'est pas la première fois que l'extrême droite française s'empare de faits divers, provoquant l'émotion nationale. </p><p>En octobre 2022, le meurtre d'une fillette de 12 ans, Lola, torturée et tuée par une Algérienne en situation irrégulière en France, avait été exploité jusqu'à la corde pour dénoncer un lien entre immigration et criminalité.</p><p>L'extrême droite avait aussi encouragé voire organisé des manifestations pour dénoncer un projet de centre d'accueil de demandeurs d'asile à Saint-Brévin (ouest). Le maire avait démissionné après que son domicile a été incendié.</p><p>"Il y a un climat général favorable" pour la violence d'extrême droite, estime Arsenio Cuenca, chercheur à l'Ecole pratique des hautes études.</p><p>"Certaines idées que l'on rencontrait auparavant aux marges politiques sont aujourd'hui totalement banalisées, comme la théorie du grand remplacement", souligne-t-il.</p><p>"L'extrême droite est en train de nous mener vers l'autoroute de la guerre civile en Europe et en France", a dénoncé lundi sur France Inter le dirigeant communiste Fabien Roussel.</p><p>"Il faut relativiser", nuance Marion Jacquet-Vaillant, notant que l'ultradroite n'a réuni qu'une centaine de personnes samedi à Romans.</p><p>cf-tjc/dab/dth</p></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

