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Abdelaziz à l'AFP. "La joie des familles de prisonniers, la mobilisation des gens, tout ça me pousse à soutenir le Hamas".</p><p>Autour de lui, les ex-détenus, portés par leurs partisans, brandissent des drapeaux verts et disent prier pour que "Dieu renforce la résistance", à savoir le Hamas, au pouvoir à Gaza, et les autres groupes armés du territoire palestinien.</p><p/><hl2>- Vider les prisons -</hl2><p/><p>Désormais, aux portes de Ramallah (Cisjordanie) où siège Mahmoud Abbas, c'est son adversaire que célèbre la foule: "ils disent que le Hamas est terroriste, tout le peuple est avec le Hamas".</p><p>A al-Bireh, la banlieue de Ramallah dont la municipalité est tenue par un élu du Hamas emprisonné par Israël au début de la guerre, des drapeaux jaunes émergent, ceux du Fatah. </p><p>Mais pour Tareq al-Omla, qui défile, le Hamas --considéré comme "terroriste" par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël-- est plus légitime que son rival. "Il n'agit pas pour son compte mais pour le peuple palestinien qui est attaqué tous les jours par les soldats et les colons israéliens".</p><p>Quid de la violence extrême contre des civils le 7 octobre, des tueries dans des kibboutz et dans une rave party ? "L'histoire a commencé avant et la vraie question c'est ce que faisait Israël aux Palestiniens avant le 7 octobre", répond à l'AFP Jihad Ayouch, un manifestant.</p><p>Le Hamas détient toujours environ 200 otages, dont des militaires aujourd'hui exclus de l'accord. Il compte bien les utiliser pour libérer tout ou une partie des plus de 7.000 Palestiniens encore emprisonnés.</p><p>L'accord ne concerne que des détenus femmes et jeunes de moins de 19 ans, tous inconnus du grand public à deux exceptions près. </p><p>Et tout le monde se souvient qu'en 2011, un millier de prisonniers avaient été libérés contre un soldat israélien, Gilad Shalit, enlevé cinq ans plus tôt. Parmi eux figurait Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza aujourd'hui célébré partout en Cisjordanie.</p><p/><hl2>- "Braver Israël" -</hl2><p/><p>Pour le politologue Jihad Harb, les foules sortent aujourd'hui "en masse" aussi pour "braver les autorités israéliennes, qui ne veulent pas de célébrations et de marques de soutien à la résistance palestinienne".</p><p>Et si l'accord est prolongé, "la popularité du Hamas va redoubler", prévoit-il.</p><p>Faute d'élections, les mouvements palestiniens ne mesurent plus leur popularité que dans la rue.</p><p>Le dernier scrutin remonte à 2006. Il avait été remporté par le Hamas mais le Fatah s'est ensuite lancé dans une guerre fratricide avec le mouvement islamiste. Depuis, ils sont à couteaux tirés et se partagent de fait les deux territoires palestiniens: le Fatah en Cisjordanie, le Hamas à Gaza.</p><p>Pour Jihad Harb, la poussée de popularité du Hamas aujourd'hui s'inscrit dans les plus grandes dates de l'histoire de la lutte palestinienne: les années 1960 et l'avènement du défunt leader Yasser Arafat.</p><p>Sur fond de marasme politique, de développement de la colonisation, de raids israéliens en Cisjordanie et de normalisation de pays arabes avec Israël, le Hamas aujourd'hui marque des points. </p><p>"Les prisonniers, c'est ce qui rassemble les Palestiniens depuis toujours", résume à l'AFP Qaddoura Farès, patron de la Commission des prisonniers de l'Autorité palestinienne.</p><p>Pourtant bien silencieuse sur le sujet, celle-ci apparaît comme la grande perdante, à l'image de Mahmoud Abbas, absent des célébrations. </p><p>Un choix avant tout politique. "L'Autorité ne veut pas être associée à ce que fait le Hamas", glisse un de ses responsables, sous couvert de l'anonymat.</p><p>he/sbh/dla/feb</p></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

