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apprenne que son fils de 20 ans, porté disparu, faisait partie des quelque 150 morts dans ces violences. </p><p>Quand internet a été brièvement rétabli en septembre, des photos du cadavre du jeune homme ont circulé sur les réseaux sociaux. </p><p>"Internet m'a permis d'être informé sur le sort de mon fils", confie M. Ibungobi, en larmes.</p><p>La plus grande démocratie du monde, qui prévoit des élections générales l'an prochain, est aussi championne en matière de fermeture d'accès à internet, selon l'ONG de défense des droits numériques Access Now.</p><hl2>- "Mesure policière" - </hl2><p/><p>Sur 187 coupures enregistrées dans le monde en 2022, précise Access Now, 84 ont eu lieu en Inde, soit, pour la cinquième année consécutive, le plus grand nombre pour un seul pays. </p><p>Pour les justifier, New Delhi invoque les manifestations et la nécessité d'empêcher le phénomène de tricherie lors d'examens scolaires, selon une analyse des coupures de 2020 à 2022 réalisée par Internet Freedom Foundation (Fondation pour la liberté d'internet), basée à Delhi.</p><p>Selon Mme Choudhary, c'est un moyen pour le gouvernement de façonner son discours car ainsi "aucune voix dissidente n'émerge". </p><p>Human Rights Watch (HRW) affirme que ces coupures "touchent de manière disproportionnée" les plus pauvres, qui dépendent des aides sociales en ligne. </p><p>Près de 121 millions de personnes ont été affectées par ces fermetures l'an passé, a indiqué HRW dans un rapport publié en juin. </p><p>"A l'ère de l'Inde numérique, le gouvernement ayant fait d'internet un outil incontournable de la vie quotidienne, les autorités ont recours aux coupures en guise de mesure policière par défaut", estime Jayshree Bajoria dans le rapport de HRW.</p><p>Au Cachemire sous administration indienne, internet a été coupé 500 jours entre 2019 et 2020, générant jusqu'à 2,4 milliards de dollars de pertes au total, selon les commerçants de la région.</p><p>"L'accès à internet est vital pour la sécurité économique", selon Access Now. </p><p>Qu'il s'agisse des vendeurs de légumes sur les marchés ou des grandes entreprises qui dépendent des applications en ligne pour les paiements, toute coupure entrave le commerce. </p><p/><hl2>-  "La vérification des faits" -</hl2><p/><p>"Je vis au jour le jour", assure Mark Fanai, 42 ans, qui télé-travaillait au Manipur pour un cabinet d'avocats basé à New Delhi quand internet a été coupé.</p><p>Au début, il se rendait à la frontière de l'Etat pour envoyer des courriels et effectuer des paiements en ligne. Perdant jusqu'à 12 heures par semaine, il a déménagé dans l'Etat voisin du Mizoram. </p><p>Le gouvernement soutient que ces coupures empêchent la désinformation sur les réseaux sociaux ou les messageries.</p><p>En août, les autorités ont bloqué l'accès à internet dans certaines parties de l'Etat de l'Haryana où au moins six personnes ont trouvé la mort, dans un conflit entre hindous et musulmans, exacerbé par des publications sur les réseaux sociaux. </p><p>Le ministre des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a fustigé les "grands discours" critiquant ces coupures. </p><p>"Si vous en êtes au stade où vous estimez qu'une coupure d'internet est plus dangereuse que la perte de vies humaines, que dire de plus ?" avait argué M. Jaishankar, en 2022. </p><p>Mais pour Tanmay Singh de l'Internet Freedom Foundation, la désinformation continue de se propager hors ligne. </p><p>"La première défense contre la désinformation est la vérification des faits" qui se fait "principalement sur internet", souligne M. Singh.</p><p>Couper internet ne résout pas les causes profondes du conflit, même si cela ralentit un temps la propagation de la colère. </p><p>Pour Ginza Vualzong, du Forum des chefs tribaux indigènes du Manipur, où des groupes ethniques rivaux se sont déchirés, "cela n'a rien résolu".</p><p>ash-pzb-pjm-lth/juf</p><p/></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

