<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<NewsML Version="1.2"><!--AFP NewsML text-photo profile evolution2--><!--Processed by Xafp1-4ToNewsML1-2 rev31--><Catalog Href="http://www.afp.com/dtd/AFPCatalog.xml"/>
<NewsEnvelope><TransmissionId>1344</TransmissionId><DateAndTime>20231115T142543Z</DateAndTime><NewsService FormalName="DGTE"/><NewsProduct FormalName=""/><NewsProduct FormalName="FRS"/><NewsProduct FormalName="ELU"/><NewsProduct FormalName="DAB"/><NewsProduct FormalName="FRS"/><NewsProduct FormalName="FEUA"/><NewsProduct FormalName="MOA"/><NewsProduct FormalName="EUA"/><NewsProduct FormalName="AMW"/><NewsProduct FormalName="PREM"/><Priority FormalName="4"/></NewsEnvelope><NewsItem xml:lang="fr"><Identification><NewsIdentifier><ProviderId>afp.com</ProviderId><DateId>20231115T142543Z</DateId><NewsItemId>TX-PAR-EPE97</NewsItemId><RevisionId PreviousRevision="0" Update="N">1</RevisionId><PublicIdentifier>urn:newsml:afp.com:20231115T142543Z:TX-PAR-EPE97:1</PublicIdentifier></NewsIdentifier><NameLabel>France-Israël-Palestiniens-diplomatie-conflit</NameLabel></Identification><NewsManagement><NewsItemType FormalName="News"/><FirstCreated>20231115T142543+0000</FirstCreated><ThisRevisionCreated>20231115T142543+0000</ThisRevisionCreated><Status FormalName="Usable"/><Urgency FormalName="4"/></NewsManagement><NewsComponent><NewsLines><DateLine xml:lang="fr">Paris, 15 nov 2023 (AFP) -</DateLine><HeadLine xml:lang="fr">Malaise dans la diplomatie française sur la politique de Macron au Moyen-Orient</HeadLine></NewsLines><AdministrativeMetadata><Provider><Party FormalName="AFP"/></Provider><Creator><Party FormalName="Delphine TOUITOU "/></Creator></AdministrativeMetadata><DescriptiveMetadata><Language FormalName="fr"/><Genre FormalName="Insight"/><Genre FormalName="Prev"/><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="11002000" cat="POL"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="16002000" cat="UNR"/></SubjectCode><SubjectCode><Subject FormalName="11000000" cat="POL"/></SubjectCode><SubjectCode><Subject FormalName="16000000" cat="UNR"/></SubjectCode><SubjectCode><Subject FormalName="11000000" cat="POL"/></SubjectCode><OfInterestTo FormalName="FRE-TFG-5=FRSGL"/><OfInterestTo FormalName="FRE-TFG-1=ELU"/><OfInterestTo FormalName="MOA-TFG-1=MOA"/><DateLineDate>20231115T142543+0000</DateLineDate><Location HowPresent="Origin"><Property FormalName="Country" Value="FRA"/><Property FormalName="City" Value="Paris"/></Location><Property FormalName="GeneratorSoftware" Value="libg2"/><Property FormalName="Keyword" Value="France"/><Property FormalName="Keyword" Value="Israël"/><Property FormalName="Keyword" Value="Palestiniens"/><Property FormalName="Keyword" Value="diplomatie"/><Property FormalName="Keyword" Value="conflit"/></DescriptiveMetadata><ContentItem><MediaType FormalName="Text"/><Format FormalName="NITF3.1"/><Characteristics><SizeInBytes>4110</SizeInBytes><Property FormalName="Words" Value="685"/></Characteristics><DataContent><nitf><body><body.content><p>Un groupe de diplomates français au Moyen-Orient a rédigé une note critiquant la politique d'Emmanuel Macron dans la région et déplorant un parti pris pro-israélien, un geste hautement inhabituel qui témoigne du malaise de certains fonctionnaires au ministère des Affaires étrangères.</p><p>L'existence de cette note confidentielle a été révélée dans des cercles de diplomates qui en ont dévoilé la tonalité au quotidien Le Figaro. Son contenu exact n'a pas filtré.</p><p>"C'est une note interne à caractère professionnel qui est inhabituelle dans sa forme puisqu'elle est collective, signée par une dizaine d'ambassadeurs du Moyen-Orient", a expliqué à l'AFP Denis Bauchard, ancien ambassadeur en Jordanie, qui s'est entretenu avec une des personnes ayant eu connaissance de la note.</p><p>Des dizaines -- voire plus -- de notes dites diplomatiques, autrefois appelées télégrammes, sont envoyées chaque jour par les ambassades et consulats au ministère des Affaires étrangères. Mais elles n'ont pas vocation, loin s'en faut, à devenir publiques.</p><p>La fuite n'est "pas fortuite", souligne un diplomate à Paris, qui requiert l'anonymat, alors que le conflit israélo-palestinien fait débat dans toute la société française, le Quai d'Orsay n'y échappant pas.</p><p>Cette note "apparaît comme une véritable démarche d'ambassadeurs qui font un constat identique", remarque Denis Bauchard, également ex-directeur pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient au ministère.</p><p>"C'est l'expression d'une inquiétude, celle de voir la France perdre de son influence y compris dans des pays avec lesquels les relations sont traditionnellement bonnes que ce soit au Liban, en Jordanie ou en Egypte".</p><p>"Le Quai d'Orsay ne commente pas la correspondance diplomatique de nature confidentielle", a réagi Anne-Claire Legendre, la porte-parole du ministère. "La diplomatie n'est pas affaire d'opinions individuelles exprimées dans la presse. Le devoir de réserve et l'obligation de loyauté s'appliquent aux diplomates comme à tous les fonctionnaires", a-t-elle ajouté en forme de rappel à l'ordre.</p><p>Pour l'ancien ambassadeur en Irak et en Tunisie Yves Aubin de la Messuzière, cette note résulte de "prises de position successives du président sur le conflit israélo-palestinien qui suscitent l'incompréhension" chez certains ambassadeurs.</p><p>"On a le sentiment, dit-il, d'initiatives ou de propositions irréfléchies ou totalement improvisées, comme celle qui consistait à élargir les missions de la coalition internationale de lutte contre l'Etat islamique au combat contre le (groupe islamiste palestinien) Hamas", auteur des massacres du 7 octobre en Israël. </p><p>C'était "inutile et inopérant", poursuit-il, en référence au fait que de nombreux pays arabes n'auraient jamais adhéré à une telle initiative.</p><p/><hl2>- Perte d'influence -</hl2><p/><p>Il souligne aussi que les positions du président rendent "illisible" la politique étrangère de la France, compliquant la tâche des diplomates sur le terrain.</p><p>Depuis le général de Gaulle jusqu'à Jacques Chirac, la question israélo-palestinienne était "un élément structurant de la politique étrangère de la France", rappelle-t-il, regrettant que la question ait perdu "de sa centralité".</p><p>"La situation est très sérieuse car il en va de la perte d'influence dans la région", estime-t-il.</p><p>"Le président français a perdu sa crédibilité dans le monde arabe et sa réputation, en particulier après ses déclarations lors de sa visite en Israël où il a apporté son soutien inconditionnel à Israël", assénait ainsi début novembre à l'AFP un conseiller du Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, sous couvert d'anonymat.</p><p>Denis Bauchard note que la France a perdu l'image "d'un pays qui avait une position originale au Moyen-Orient", équilibrée entre Israéliens et Palestiniens. "On considère de plus en plus dans les pays arabes que la France est alignée sur les Etats-Unis et apporte un soutien quasi inconditionnel à Israël", dit-il.</p><p>Denis Bauchard et Yves Aubin expliquent que les diplomates sont en outre "préoccupés par la méthode", avec une cellule diplomatique à l'Elysée qui leur semble avoir pris "trop d'ampleur" et qui ne tiendrait pas suffisamment compte des experts du Quai d'Orsay.</p><p>"Le président n'est bien évidemment pas tenu de suivre les conseils que lui donnent les diplomates, qu'ils soient à l'Elysée ou au Quai d'Orsay mais le sentiment est trop souvent, à tort ou à raison, celui de l'improvisation intuitive", résume Denis Bauchard.</p><p>Des critiques rejetées par la porte-parole du Quai qui souligne que "chaque situation internationale fait l'objet de contributions nombreuses de nos postes diplomatiques".</p><p>bur-Dt/cf/jf</p></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

