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Ces régions sont dotées par exemple d'une police et leur langue, au même titre que celle de la Galice (nord-ouest), est co-officielle dans le pays.</p><p>Un niveau très important d'autonomie qui n'a pas pour autant éteint le sentiment séparatiste en Catalogne, théâtre en 2017 d'une tentative de sécession, ou au Pays basque, secoué jusqu'en 2011 par la lutte armée de l'ETA et où les héritiers de sa vitrine politique conservent un poids important.</p><p>Au pouvoir depuis 2018, Pedro Sánchez a dû ces dernières années négocier à chaque fois l'adoption de ses réformes avec les formations de ces deux régions. Et les dernières élections législatives du 23 juillet, qui n'ont pas permis de dégager de majorité claire, les ont rendues encore plus indispensables.</p><p>"A travers leur vote, les citoyens espagnols nous ont dit le 23 juillet que l'Espagne ne pouvait être gouvernée que si l'on reconnaît le pluralisme politique de leur pays mais aussi sa diversité territoriale", a reconnu M. Sánchez samedi.</p><p/><hl2>- Amnistie et transfert de compétences -</hl2><p/><p>Résultat, ces formations sont bien décidées à obtenir le plus de concessions possibles de la part du Premier ministre.</p><p>Les indépendantistes catalans ont par exemple arraché ces derniers jours l'adoption prochaine d'une loi d'amnistie pour leurs dirigeants et militants poursuivis par la justice pour les événements de 2017, à l'image de Carles Puigdemont.</p><p>Ils ont également obtenu l'effacement de 15 milliards d'euros de dettes de la Catalogne à l'égard de l'Etat central ou le transfert de la gestion des trains régionaux et estiment qu'il "est temps d'avancer vers l'autodétermination, vers un référendum", selon les termes récents du président régional catalan, Pere Aragonés.</p><p>Le président régional basque, Iñigo Urkullu, a lui estimé fin août qu'un nouveau mandat de Sánchez représenterait une "opportunité" pour "faire de nouveaux pas" vers plus d'"autonomie pour les nationalités historiques", c'est-à-dire les Basques, les Catalans et les Galiciens.</p><p>Sa formation, le PNV, a d'ailleurs obtenu vendredi de futurs transferts de compétences en échange du soutien de ses députés à l'investiture jeudi de Pedro Sánchez.</p><p>Sortu, héritière de la branche politique de l'ETA et membre de la coalition indépendantiste basque Bildu, est allée jusqu'à juger que la reconduction du socialiste permettrait "d'établir le camp de base en vue d'effectuer l'ascension jusqu'à (la création d'une) république basque", selon un document interne publié par El País.</p><p>Avant même la loi d'amnistie, les socialistes espagnols ont permis cet été l'usage du basque, du catalan ou du galicien à la tribune de la Chambre des députés, revendication historique des nationalistes, et demandé que ces trois langues puissent être reconnues à l'avenir comme langues officielles de l'UE. </p><p>Toutes ces concessions, justifiées par la gauche par l'existence d'une réalité "plurinationale" en Espagne, provoquent la fureur de la droite et de l'extrême droite. Cette dernière est farouchement opposée au modèle territorial actuel et rêverait de revenir à une centralisation maximale.</p><p/><hl2>- "Mur infranchissable" -</hl2><p/><p>Selon Ana Sofía Cardenal, politologue à l'Université Ouverte de Catalogne, les concessions obtenues par les partis catalans et basques "les renforcent sur leurs territoires" mais les éloignent, dans le même temps, selon elle, de leurs revendications les plus jusqu'au-boutistes.</p><p>Car ces formations "reviennent à la politique et donc à ce qui est possible" et "même si les socialistes concèdent aujourd'hui une amnistie, ils n'accepteront pas un référendum", qui représente pour eux une véritable ligne rouge, dit-elle.</p><p>La Constitution espagnole, qui proclame "l'unité indissoluble de la Nation espagnole", est un "mur infranchissable", rappelait récemment Xavier Arbós, professeur de droit constitutionnel, dans le quotidien catalan El Periódico.</p><p>L'organisation d'un tel référendum nécessiterait en effet une réforme constitutionnelle votée par les deux tiers des députés et des sénateurs et n'aurait donc aucune chance d'aboutir sans le soutien, absolument impensable, de la droite.</p><p>al/mg/vab/tmt</p><p/></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

