<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<NewsML Version="1.2"><!--AFP NewsML text-photo profile evolution2--><!--Processed by Xafp1-4ToNewsML1-2 rev31--><Catalog Href="http://www.afp.com/dtd/AFPCatalog.xml"/>
<NewsEnvelope><TransmissionId>1130</TransmissionId><DateAndTime>20231114T151131Z</DateAndTime><NewsService FormalName="DGTE"/><NewsProduct FormalName=""/><NewsProduct FormalName="FRS"/><NewsProduct FormalName="ELU"/><NewsProduct FormalName="DAB"/><NewsProduct FormalName="FEUA"/><NewsProduct FormalName="MOA"/><NewsProduct FormalName="EUA"/><NewsProduct FormalName="AMW"/><NewsProduct FormalName="ESSE"/><NewsProduct FormalName="PREM"/><NewsProduct FormalName="FRS"/><Priority FormalName="4"/></NewsEnvelope><NewsItem xml:lang="fr"><Identification><NewsIdentifier><ProviderId>afp.com</ProviderId><DateId>20231114T151131Z</DateId><NewsItemId>TX-PAR-EOJ16</NewsItemId><RevisionId PreviousRevision="0" Update="N">1</RevisionId><PublicIdentifier>urn:newsml:afp.com:20231114T151131Z:TX-PAR-EOJ16:1</PublicIdentifier></NewsIdentifier><NameLabel>Pologne-avortement-parlement-femmes-société-politique</NameLabel></Identification><NewsManagement><NewsItemType FormalName="News"/><FirstCreated>20231114T151131+0000</FirstCreated><ThisRevisionCreated>20231114T151131+0000</ThisRevisionCreated><Status FormalName="Usable"/><Urgency FormalName="4"/></NewsManagement><NewsComponent><NewsLines><DateLine xml:lang="fr">Varsovie, 14 nov 2023 (AFP) -</DateLine><HeadLine xml:lang="fr">Pologne: la gauche oeuvre au Parlement pour légaliser l'avortement</HeadLine><NewsLine><NewsLineType FormalName="AdvisoryLine"/><NewsLineText xml:lang="fr">ajoute position du président, déclarations du parti paysan</NewsLineText></NewsLine></NewsLines><AdministrativeMetadata><Provider><Party FormalName="AFP"/></Provider></AdministrativeMetadata><DescriptiveMetadata><Language FormalName="fr"/><Genre FormalName="Article"/><Genre FormalName="Prev"/><Genre FormalName="Update"/><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14016000" cat="SOI"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="11009000" cat="POL"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14024000" cat="SOI"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14025000" cat="SOI"/></SubjectCode><SubjectCode><Subject FormalName="11000000" cat="POL"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="11006000" cat="POL"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14006000" cat="SOI"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14007000" cat="SOI"/></SubjectCode><SubjectCode><SubjectMatter FormalName="14024000" cat="SOI"/></SubjectCode><OfInterestTo FormalName="FRE-TFG-5=FRSGL"/><OfInterestTo FormalName="FRE-TFG-1=ELU"/><OfInterestTo FormalName="MOA-TFG-1=MOA"/><DateLineDate>20231114T151131+0000</DateLineDate><Location HowPresent="Origin"><Property FormalName="Country" Value="POL"/><Property FormalName="City" Value="Varsovie"/></Location><Property FormalName="GeneratorSoftware" Value="libg2"/><Property FormalName="Keyword" Value="Pologne"/><Property FormalName="Keyword" Value="avortement"/><Property FormalName="Keyword" Value="parlement"/><Property FormalName="Keyword" Value="femmes"/><Property FormalName="Keyword" Value="société"/><Property FormalName="Keyword" Value="politique"/><Property FormalName="Keyword" Value="Donald Tusk" Role="PersonInImage"/></DescriptiveMetadata><ContentItem><MediaType FormalName="Text"/><Format FormalName="NITF3.1"/><Characteristics><SizeInBytes>4662</SizeInBytes><Property FormalName="Words" Value="777"/></Characteristics><DataContent><nitf><body><body.content><p>La gauche polonaise, membre de la coalition majoritaire dans le Parlement nouvellement élu, a déposé deux propositions de loi visant à légaliser le droit à l'avortement, actuellement l'un des plus restrictifs d'Europe, une promesse électorale dont le sort reste cependant incertain.</p><p>L'une des propositions de loi "prévoit la légalisation complète du droit à l'interruption de grossesse jusqu'à la 12e semaine de gestation (...) et l'autre dépénalise spécifiquement l'aide à l'avortement", a indiqué mardi à l'AFP une députée de gauche, Anna Maria Zukowska.</p><p>Les deux textes ont été déposés lundi au premier jour de la session d'inauguration du nouveau parlement polonais issu des législatives d'octobre. </p><p>Deux camps opposés - les populistes nationalistes du PiS jusqu'à présent au pouvoir, et le camp pro-européen mené par l'ex-président du Conseil européen Donald Tusk - revendiquent la victoire à l'issue de ces élections et aspirent à former le gouvernement.</p><p>Le parti Droit et Justice (PiS) est en effet le parti qui a remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement mais sans possibilité de former une majorité, laquelle se dégage en revanche pour les forces pro-européennes.</p><p>Le sort de ces deux propositions de loi reste incertain.</p><p>La légalisation du droit à l'avortement est inscrite au programme de deux des trois formations pro-européennes, celle de la Gauche et celle de la Coalition civique (KO) de Donald Tusk. Mais le soutien des députés de la Troisième voie, qui comprend Pologne 2050 et le parti paysan PSL, n'est pas assuré. </p><p>La Troisième voie propose "le retour de l'ancienne loi" de 1993 qui prévoyait un droit très limité à l'avortement, a déclaré mardi Marek Sawicki, député de PSL à la radio publique PR1.</p><p>"De telles questions ne figurent pas dans l'accord de coalition" conclu entre les trois formations de la majorité, a souligné, quant à lui, lundi le vice-président du PSL Dariusz Klimczak.</p><p>Il a souligné, cité par l'agence PAP, que la coalition "ne procédera qu'à l'examen des propositions de lois qui ont fait l'objet d'un accord". </p><p>Mme Zukowska a annoncé "des discussions avec des députés d'autres partis" pour les convaincre.</p><p>Selon elle, l'adoption d'une loi dépénalisant l'aide à l'avortement sera plus facile.</p><p>Même si les propositions gagnent le soutien des députés, elles doivent, pour entrer en vigueur, être signées par le président Andrzej Duda, issu lui-même du mouvement nationaliste.</p><p>Fervent catholique, il s'est à plusieurs reprises prononcé contre le droit à l'avortement. Le mandat de M. Duda s'achève en 2025.</p><p/><hl2>- Pays de tradition catholique -</hl2><p/><p>"Je pense que c'est une bonne chose que la gauche ait présenté ces projets", a déclaré à l'AFP Natalia Broniarczyk, membre de l'association l'Avortement sans frontières. "La gauche a montré qu'elle n'oubliait pas ses promesses et qu'elle comprenait pourquoi les femmes s'étaient rendues aux urnes", a-t-elle dit, soulignant qu'"au cours des quatre dernières années, les opinions sur l'avortement avaient beaucoup changé". </p><p>"Les gens sont favorables à la libéralisation de la loi (...) Cependant, il faut encore travailler sur cette loi, l'adapter à la réalité, l'adapter aux besoins sociaux, l'améliorer pour qu'aucune femme ne soit laissée sans aide", a-t-elle ajouté.</p><p>D'après un sondage réalisé début mars, 83,7% des Polonais sont favorables à une libéralisation de la loi sur l'avortement. Seules 11,5% des personnes interrogées souhaitaient maintenir le statut légal actuel.</p><p>En Pologne, pays de tradition catholique, l'IVG n'est autorisée qu'en cas de viol ou d'inceste, ou lorsque la vie de la mère est en danger. </p><p>En 2020, la Cour constitutionnelle s'est rangée du côté du gouvernement populiste-nationaliste en déclarant les interruptions de grossesse pour malformation foetale "inconstitutionnelles".</p><p>La loi anti-IVG permet en théorie aux médecins de pratiquer un avortement si la vie de la femme est en danger, mais dans la pratique elle est tellement restrictive que les médecins ont peur de le faire.</p><p>La loi prévoit également jusqu'à trois ans de prison pour quiconque interrompt sa grossesse ou quiconque aide ou incite une femme enceinte à interrompre sa grossesse.</p><p>En 2022, seuls 161 avortements légaux ont été pratiqués, contre environ 2.000 avant le durcissement de la loi en 2020.</p><p>Selon Natalia Broniarczyk, 100.000 femmes interrompent chaque année leur grossesse en utilisant des pilules abortives, interdites en Pologne, ou en partant à l'étranger.</p><p>En mars, une activiste polonaise, Justyna Wydrzynska a été condamnée par un tribunal de Varsovie à des travaux d'intérêt général pour avoir contribué à un avortement, un cas sans précédent en Pologne.</p><p>bo/lpt</p><p/></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

